bac ES 2001 métropole - thème au choix
Une ressource naturelle : le bois - La tempête de décembre : une chance pour un reboisement plus écologique ?
document 1 :
Depuis 1850, la forêt française n'avait jamais autant souffert qu'en décembre dernier. Pourtant, au fil de l'histoire, de nombreuses catastrophes météorologiques se sont abattues sur notre pays. Pourquoi alors ces tempêtes ont-elles provoqué de tels ravages? «Jusqu'au XIXème siècle, les dégâts ne pouvaient pas être comparables, car la forêt n'était pas encore élevée en futaies -plantations d'arbres formés de troncs sans branches- répond Jacques Trouvilliez, chef du département aménagement, sylvicultures, espaces naturels à la direction de l'Office National des Forêts (ONF). «Les taillis --ensembles de petits arbres que l'on coupe régulièrement- résistaient mieux aux vents».
«Que les futaies soient régulières (formées d'un même type d'arbre) ou irrégulières, rien n'aurait pu résister à la force des vents de décembre», admet Emmanuelle Berenger, chargée de mission forêt au WWF France. Mais elle accuse : «Au moment de la tempête, le vent a fait tomber des arbres identiques, qui s'alignaient comme des dominos» (comme ce fut le cas dans les forêts de résineux des Landes et des Vosges). De fait, l'expérience confirme que la variété est un facteur de résistance. «Des études allemandes réalisées après la tempête de 1990 montrent que les forêts constituées d'arbres d'essences variées et d'âges différents sont plus saines», indique Emmanuelle Berenger. De même, la façon dont on plante a une influence. «En montagne, où les arbres sont plantés en fonction du sens des vents, des pentes et de l'érosion des sols, la tempête a provoqué moins de casse», constate-t-elle. Mais ces forêts dites de protection sont peu nombreuses. «Moins de 20% de la superficie boisée française peut résister aux intempéries extrêmes», déplore cette spécialiste.
«Que les futaies soient régulières (formées d'un même type d'arbre) ou irrégulières, rien n'aurait pu résister à la force des vents de décembre», admet Emmanuelle Berenger, chargée de mission forêt au WWF France. Mais elle accuse : «Au moment de la tempête, le vent a fait tomber des arbres identiques, qui s'alignaient comme des dominos» (comme ce fut le cas dans les forêts de résineux des Landes et des Vosges). De fait, l'expérience confirme que la variété est un facteur de résistance. «Des études allemandes réalisées après la tempête de 1990 montrent que les forêts constituées d'arbres d'essences variées et d'âges différents sont plus saines», indique Emmanuelle Berenger. De même, la façon dont on plante a une influence. «En montagne, où les arbres sont plantés en fonction du sens des vents, des pentes et de l'érosion des sols, la tempête a provoqué moins de casse», constate-t-elle. Mais ces forêts dites de protection sont peu nombreuses. «Moins de 20% de la superficie boisée française peut résister aux intempéries extrêmes», déplore cette spécialiste.
*WwF : association de protection de la nature
d'après Ca m'intéresse article de Nathaly NICOLAS