bac ES 2001 Pondichery - thème au choix
Alimentation, production alimentaire, environnement - Des déficiences partielles faciles à combler
(...) Il en est ainsi des carences en éléments minéraux. Par exemple les déficiences en fer, c'est à dire les anémies, frappent, estime-t-on quelque 700 millions d'individus dans le monde, essentiellement dans les pays en voie de développement. On estime que 20 à 25% des enfants y souffriraient d'anémies, 20 à 40% des femmes et 10% des hommes, en particulier, en raison des carences alimentaires provoquées par des régimes trop exclusivement végétariens et des maladies parasitaires, responsables d'importantes pertes en fer. L'anémie entraîne une baisse de productivité. Il n'est ni complexe, ni coûteux de supplémenter en fer (par distribution directe, par enrichissement de certains aliments de base) la ration alimentaire quotidienne.
Le goitre endémique, responsable notamment de déficiences mentales et de troubles graves du développement physique, frappe environ 200 millions de personnes dans le monde, notamment dans les régions sub-himalayennes, les zones montagneuses d'Amérique latine et quelques parties de l'Afrique. La supplémentation en iode, de l'eau notamment, pourrait y remédier rapidement. Certaines carences en vitamines appellent-elles aussi des solutions relativement simples. Ainsi, la déficience en vitamine B, ou thiamine, provoque le béri béri, c'est à dire un syndrome neurologique, une polynévrite, des troubles psychiatriques, une insuffisance cardiaque et la mort. Il suffit, pour l'éviter, de ne pas purifier exagérément les céréales, c'est à dire de leur laisser leurs enveloppes, où siège la vitamine B1.
La carence en vitamine C provoque de son coté le scorbut, responsable d'hémorragies -gingivales notamment - et de troubles cardiaques qui provoquent la mort. La vitamine C est présente dans quantité de produits frais, notamment les agrumes. De très faibles doses quotidiennes (5 milligrammes au minimum) suffisent à l'organisme humain.
Le manque de vitamine A reste très fréquent en Asie et dans certaines parties de l'Afrique noire où il provoque nombre de lésions oculaires et de cécités, notamment chez les enfants. La vitamine A est présente, en particulier, dans les légumes à feuilles vertes, le foie des animaux et les œufs. La distribution de cette substance sous forme de capsules (ou en gouttes pour les plus jeunes enfants) parvient à entraver les évolutions fatales lorsque le processus n'en est qu'à ses débuts. L'idéal, pour cette carence comme pour les autres, est, bien entendu, d'informer les intéressés et de les aider à intégrer les nutriments nécessaires dans leur alimentation.
Le goitre endémique, responsable notamment de déficiences mentales et de troubles graves du développement physique, frappe environ 200 millions de personnes dans le monde, notamment dans les régions sub-himalayennes, les zones montagneuses d'Amérique latine et quelques parties de l'Afrique. La supplémentation en iode, de l'eau notamment, pourrait y remédier rapidement. Certaines carences en vitamines appellent-elles aussi des solutions relativement simples. Ainsi, la déficience en vitamine B, ou thiamine, provoque le béri béri, c'est à dire un syndrome neurologique, une polynévrite, des troubles psychiatriques, une insuffisance cardiaque et la mort. Il suffit, pour l'éviter, de ne pas purifier exagérément les céréales, c'est à dire de leur laisser leurs enveloppes, où siège la vitamine B1.
La carence en vitamine C provoque de son coté le scorbut, responsable d'hémorragies -gingivales notamment - et de troubles cardiaques qui provoquent la mort. La vitamine C est présente dans quantité de produits frais, notamment les agrumes. De très faibles doses quotidiennes (5 milligrammes au minimum) suffisent à l'organisme humain.
Le manque de vitamine A reste très fréquent en Asie et dans certaines parties de l'Afrique noire où il provoque nombre de lésions oculaires et de cécités, notamment chez les enfants. La vitamine A est présente, en particulier, dans les légumes à feuilles vertes, le foie des animaux et les œufs. La distribution de cette substance sous forme de capsules (ou en gouttes pour les plus jeunes enfants) parvient à entraver les évolutions fatales lorsque le processus n'en est qu'à ses débuts. L'idéal, pour cette carence comme pour les autres, est, bien entendu, d'informer les intéressés et de les aider à intégrer les nutriments nécessaires dans leur alimentation.
d'après mai 1983, Le Monde diplomatique.
première question (10 points) - exploiter des documents
Présentez, au moyen d'un tableau judicieusement agencé, les informations contenues dans ce texte, relatives aux diverses déficiences alimentaires qui y sont décrites.
deuxième question (10 points) - mobiliser des connaissances
Exposez les principes d'une alimentation équilibrée.