bac ES 2007 Amérique du nord - thème obligatoire
Communication nerveuse - Le bonheur est dans le sport
document 1 :
En 1984, des médecins américains ont étudié le phénomène de «l'extase du coureur», souvent décrit par les sportifs de haut niveau et leurs entraîneurs : sensation de bien-être physique (atténuation de la douleur) et psychologique (impression de force mentale). «Ce n'est que lorsque je suis très concentrée que j'éprouve de bonnes sensations», précise Christine Malle, championne de France de marathon en 1999. «Au terme d'une demi heure de course, j'ai une sensation de libération, j'ai l'impression de me renforcer intérieurement. Toutes mes idées noires s'évanouissent».
document 2 :
Les endorphines sont des molécules dites «morphines endogènes», c'est à dire des molécules produites par l'organisme et ayant une structure moléculaire proche de celle des opiacées. Elles sont libérées par le cerveau dans les situations de stress psychologique ou physique mais de façon significative pendant et après l'exercice physique : «La quantité d'endorphines augmente pendant l'exercice et atteint cinq fois les valeurs de repos, 30 à 45 minutes après l'arrêt de l'effort», précise le Dr Jean-Pierre Voignier, médecin physiologiste du sport à la clinique Victor Hugo. (...) Le taux d'endorphines est directement lié à l'intensité et à la durée de l'exercice, mais aussi au type d'activité physique pratiquée. Le Dr Jean Claude Jouanin, chercheur à l'Institut de médecine aérospatiale du service de santé des armées de Brétigny sur Orge précise que «les sportifs réguliers sont moins sujets au stress que les non sportifs. L'effet anxiolytique* reconnu de la morphine s'applique également aux endorphines».
Les endorphines possèdent les mêmes propriétés que la morphine, largement utilisée en médecine pour ses effets antalgiques**. «Elles agissent de façon identique en se fixant sur des récepteurs spécifiques qui bloquent la transmission des signaux douloureux et réduisent la sensation de douleur», explique le Dr Jean Frédéric Brun, endocrinologue et chercheur à l'hôpital Lapeyranie de Montpellier.
Les endorphines jouent également un rôle « anti-fatigue » : en agissant sur les fonctions cardiaque et respiratoire, elles limiteraient l'essoufflement à l'effort et l'épuisement.
Les endorphines possèdent les mêmes propriétés que la morphine, largement utilisée en médecine pour ses effets antalgiques**. «Elles agissent de façon identique en se fixant sur des récepteurs spécifiques qui bloquent la transmission des signaux douloureux et réduisent la sensation de douleur», explique le Dr Jean Frédéric Brun, endocrinologue et chercheur à l'hôpital Lapeyranie de Montpellier.
Les endorphines jouent également un rôle « anti-fatigue » : en agissant sur les fonctions cardiaque et respiratoire, elles limiteraient l'essoufflement à l'effort et l'épuisement.
* anxiolytique : qui apaise l'anxiété.
** antalgique : qui apaise la douleur.
** antalgique : qui apaise la douleur.
d'après Capital Santé, mars 1999.
première question (10 points) - saisir et mettre en relation des informations
A partir des informations extraites des documents, identifiez et expliquez les sensations que ressentent les sportifs lors d'un effort physique prolongé.
deuxième question (10 points) - restituer des connaissances
Représentez, sous la forme d'un schéma légendé, le circuit nerveux de la récompense et décrivez l'effet des opiacées sur ce circuit.