bac ES 2009 Antilles - thème au choix
Place de l'Homme dans l'évolution - Controverse au sein du genre Homo : l'Homme de Florès
L'Homme de Florès, espèce naine, contemporaine de l'Homme moderne, a été découvert en septembre 2003 sur l'ile indonésienne de Florès. Cette découverte provoque une controverse scientifique : certains scientifiques pensent que ce fossile présente des caractères proches des Australopithèques, d'autres le rapprochent d'Homo erectus.document 1 : capacité crânienne de l'Homme de Florès et de quelques représentants de la lignée humaine
d'après Les dossiers de La Recherche, La nouvelle histoire de l'Homme n°32.
document 2 : données comparatives de trois espèces de la lignée humaine
Australopithèques | Homme de Florès | Homo erectus | ||
dents | dents moyennes | dents petites | dents petites | |
crâne | Absence de données fiables | boîte crânienne épaisse | boite crânienne épaisse | |
face | face prognathe (avancée) | face non prognathe | face non prognathe | |
cloison nasale | renforcée par une structure osseuse | renforcée par une structure osseuse | absence de données fiables | |
outils | rudimentaire | élaborés | élaborés et destinés à un usage précis | |
activités culturelles et artistiques | non | oui | oui |
d'après www.hominides.com
document 3 : des outils élaborés et une chasse coordonnée
(...) lors des fouilles qui ont mis au jour Homo floresiensis, des outils bien plus élaborés ont été trouvés au milieu de restes d'éléphants nains : il s'agit de pointes finement travaillées, de grandes lames, de poinçons, et de petites lames qui, avec un manche, auraient servi de lances.
Pour les découvreurs, cela suggère que Homo floresiensis était un chasseur d'Eléphant. S'il est possible qu'un seul individu ait pu venir à bout d'un jeune Eléphant nain, les restes de spécimens adultes pesant jusqu'à une demi-tonne laissent penser que les petits Hommes de Florès pratiquaient une chasse coordonnée, une activité qui, selon Richard Roberts, de l'Université de Wollongong, en Australie, nécessitait un langage. Des restes d'animaux carbonisés ont aussi été retrouvés dans la caverne : la cuisine faisait partie du répertoire culturel d'Homo floresiensis. (...)
Pour les découvreurs, cela suggère que Homo floresiensis était un chasseur d'Eléphant. S'il est possible qu'un seul individu ait pu venir à bout d'un jeune Eléphant nain, les restes de spécimens adultes pesant jusqu'à une demi-tonne laissent penser que les petits Hommes de Florès pratiquaient une chasse coordonnée, une activité qui, selon Richard Roberts, de l'Université de Wollongong, en Australie, nécessitait un langage. Des restes d'animaux carbonisés ont aussi été retrouvés dans la caverne : la cuisine faisait partie du répertoire culturel d'Homo floresiensis. (...)
d'après Wong K.. 2005. Le plus petit humain. Pour La science n°329.